samedi 12 novembre 2011

Les pires et les plus médiocres

Naguère le journaliste américain David Halberstam écrivait un livre, "On les disait les meilleurs et les plus intelligents", sur les brillantes personnalités qui entouraient le Président John Fitzgerald Kennedy, entourage qui avait néanmoins précipité son administration et la suivante, celle de Lyndon B. Johnson, dans le bourbier vietnamien. S'il était encore de ce monde, l'essayiste pourrait actualiser son exploration de la classe politique US actuelle en écrivant "On les savait les pires et les plus médiocres".

Le gouverneur républicain du Texas Rick Perry, candidat à l'investiture pour la présidentielle de novembre 2012, vient d'administrer une nouvelle preuve de son appartenance au club de moins en moins fermé des imbéciles patentés.

Déjà remarquée il y a quelques semaines, une intervention à Manchester, New Hampshire, qui pouvait laissait supposer que le texan avait quelque peu abusé de la dive bouteille.


Perry en a remis une couche dans le ridicule, il y a quelques heures, lors d'un débat regroupant ses principaux concurrents pour la nomination à la candidature républicaine. Grand pourfendeur de l'omniprésence de l'Etat fédéral (pour lui et ses semblables du parti de l'éléphant, les marchés seuls sont efficients, nul besoin de les réguler…), le bonhomme s'est révélé incapable de citer la troisième agence fédérale qu'il voulait démanteler. Il a su nommer celle s'occupant du commerce ainsi que celle concernant l'éducation mais a lamentablement buté sur le nom de la troisième. Durant plusieurs minutes, il fait l'effort de reprendre en boucle "commerce, éducation et, et, et…". Ses petits camarades et le journaliste-animateur tentent de lui souffler des réponses (environnement) mais quand ça veut pas, ça veut pas. Il termine sur un piteux "oops"… 



Le gouverneur du Texas, un des gros états producteurs de pétrole, a donc calé sur le nom de l'agence s'occupant de… l'énergie, sans aucun doute un mot compliqué et difficile à se souvenir pour un texan.

Rick Perry est le successeur de George Walker Bush au Capitole d'Austin : décidément les texanes et texans sont redoutables dans le choix de leur gouverneur ! Il ne reste plus qu'à prier si l'on veut éviter que le bureau ovale soit à nouveau occupé par un gugusse façon bubush.

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