samedi 5 novembre 2011

La course à l'échalote des plans de rigueur

Une fois de plus, une autorité gouvernementale d'un des membres de l'Union, celle, hélas, de notre pays, va appliquer une recette déficiente dans le vaste problème de l'endettement récurent.


En s'obstinant à ne vouloir réduire que les dépenses en pesant sur le seul pouvoir d'achat, via un relèvement généralisé de la TVA, le duo Sarkozy / Fillon va donner un grand coup de soufflet à une croissance déjà bien squelettique : un léger rougeoiement des braises va s'ensuivre, c'est-à-dire une embellie passagère sur les rentrées fiscales, immédiatement suivie d'une brutale contraction des-dits flux sous l'effet d'un affaiblissement de l'économie.

Et, soit dit en passant, cet essoufflement de la conjoncture se traduira, bien entendu, par des difficultés financières pour de nombreuses entreprises, synonymes de moindre rentrées dues à l'impôt sur les sociétés. Le marché de l'emploi en sera évidemment affecté et les comptes sociaux vont aussi être mis à mal ainsi que les recettes provenant des impôts sur les personnes physiques…

Face à cette nouvelle dégradation des comptes publics, la décote, à très court terme, du mythique label "AAA" octroyé par les 3 sorcières va, mécaniquement, gonfler le poids de notre endettement en jouant sur la hausse des taux d'intérêts payés par le budget public : la conséquence de cette potion amère concoctée par des gouvernants ineptes sera donc exactement inverse à l'effet recherché !

Et la défaillance d'un autre grand pays de l'Union, l'Italie par exemple, voire même la France, va faire exploser une machine infernale qui est en train d'échapper à l'équipage chargé de l'entretenir. Les mesures ainsi décidées à l'instant T seront parfaitement obsolètes à T+1 !


S'ensuivront encore plus de rigueur, d'austérité, de hausses d'impôts, et ainsi de suite. Jusqu'où irons-nous dans cette spirale infernale : "Les politiques d'austérité d'aujourd'hui sont les déficits de demain et la ruine de nos démocraties d'après-demain" ?


Dans une telle situation comment le pays pourra-t-il tenir ses engagements auprès de ses partenaires européens ?

En vendant la Tour Eiffel à la Chine ?

L'Alsace-Lorraine à l'Allemagne ?

Sarkozy et la sainte famille aux Etats qui en voudront bien ?

Seule la volonté d'allier rigueur budgétaire et volontarisme de croissance (via des politiques sélectives de soutien à la demande) mais aussi la rupture du lien mortifère entre l'Etat et les marchés financiers peuvent inverser cette tendance ruineuse socialement, économiquement et, in fine, politiquement pour notre hexagone.

L'heure est à l'union des énergies ; elle réclame aussi de balancer par-dessus bord celles et ceux qui depuis mai 2007 enfoncent le pays dans l'abîme.

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