Elle est longue cette attente, atrocement longue… Elle est source d'interrogations, d'inquiétudes, de renoncements ou au contraire d'espoirs, de certitudes et de convictions.
Mais elle est de circonstance cette attente car les évènements se précipitent, les vaines querelles se ruent sur la scène médiatique, les agences dégradent, les marchés s'emballent ou plongent avec la même confusion, … ballet dérisoire des petites postures personnelles ou des profits indécents. Ce début de seconde décennie du nouveau millénaire ressemble à s'y méprendre à la fin des années 30 du siècle précédent : l'affrontement de systèmes antagonistes dans une lutte mortelle où tous les coups sont permis.
L'homme attend son heure, tissant patiemment la toile de ce qui sera notre futur, n'écoutant que sa lucide analyse d'un système poussé au paroxysme de son incohérence. La désunion menace, l'encéphalogramme désespérément plat de notre pré-campagne présidentielle se heurte au cyclone qui traverse un mouvement à peine naissant.
Il en faut de l'abnégation, du courage, de la sérénité !
Il en faut de l'abnégation, du courage, de la sérénité !
Il faut le dos large de l'athlète, le souffle maîtrisé du marathonien, la détermination de l'homme d'Etat et la conviction de celui qui ne doute pas de son destin, de notre destin.
Le "A la Lanterne, on vous y prendra et on vous y pendra" des uns se frotte à la foi messianique de celles et ceux qui maintiennent la nécessaire confiance.
Confiance, beau mot trop longtemps galvaudé par les membres d'une classe politique privilégiée, infantile, comme détachée des contingences citoyennes, d'une arrogance aveugle et d'une insuffisance stupéfiante.
Alors elle est difficile à accorder dans la durée cette confiance…
On ressasse les petites rumeurs ciselées dans les officines d'un pouvoir aux abois et reprises à l'envi par un quatrième pouvoir ayant oublié l'essence même de sa noble mission. Le tohu-bohu est savamment orchestré car il sert les intérêts en place, selon le bon vieux, mauvais, principe que l'on ne change pas de cheval au milieu du gué, même s'il s'agit d'une vieille rosse catarrheuse exsudant les haines, les trahisons, les divisions !
Oui cette attente est longue, mais elle est inéluctable, à la mesure des profonds traumatismes dans lesquels les nations sont plongées. Nous devons nous préparer à la bataille de France, pour la France et pour ses enfants. Je ne doute pas que nous la gagnerons et c'est pour cela que je ne douterai pas de celui qui la conduira.
Je ne prétends pas à la science infuse ou la connaissance livresque des êtres mais c'est ma fidélité qui forge ma détermination à sortir le pays de cette ornière fangeuse.
Alors je m'efforce de cultiver en mon jardin secret l'abnégation, le courage, la sérénité et... la confiance.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Merci de respecter votre propre intégrité d'être humain et celles des lectrices et lecteurs en vous gardant de réflexions généralistes du type "tous les arabes" ou "tous les juifs" et d'une façon globale "tous les xxxx" : vous ne connaissez pas personnellement chacune et chacun des membres de l'ensemble ainsi décrié et ce traitement global injustifiable est bien le terreau sur lequel l'exclusion, le racisme et l'ostracisme trouvent leur expansion. Tout commentaire ainsi entaché sera supprimé...