Celui
qui démontre depuis cinq années toute l'étendue de son inaptitude à exercer la
fonction suprême ne devra pas passer le cap de cette première épreuve de la
présidentielle. Que diable, nous avons encore le choix parmi les 9 autres
prétendants à qui on peut au moins laisser le bénéfice du doute de la
compétence ! Pour Sarkozy, l'ambiguïté est levée depuis mai 2007 : médiocre il
est entré au 55 rue du Faubourg-St-Honoré, médiocre il en ressortira
définitivement !
Notre démocratie, au gros bémol près des palinodies affligeantes de pseudo-candidats ou des chausse-trappes scandaleusement échafaudées pour filtrer la liste des partants, nous offre tout de même un large choix en ce premier tour de la présidentielle. Tous les appétits peuvent trouver matière première dans cet aréopage
qui s'offre à nos suffrages.
Les pragmatiques, adeptes du changement avec
ceinture de sécurité, se pencheront avec bienveillance sur François Hollande. Les
Euro convaincus-hésitants choisiront François Bayrou, une valeur sûre pour un
électorat conservateur tendance mouvements de faible amplitude. Les amoureux de
dame Nature glisseront sans trop d'illusion, mais avec la ferveur écologique requise,
le bulletin libellé au nom d'Eva Joly. Les nostalgiques du "grand
soir" opteront pour le tonitruant Jean-Luc Mélenchon, vieux "pro"
de la politique qui renouvelle, avec semble-t-il un certain bonheur, le genre du
tribun d'estrade que l'on croyait définitivement remisé dans les armoires de
l'histoire politique. Les représentants des extrêmes, de droite comme de gauche,
récupèreront les habituels votes protestataires dans la même démarche empreinte
d'une délectable vanité ; Marine Le Pen, Nathalie Arthaud ou Philippe Poutou
seront là pour en récolter les suffrages. Nicolas Dupont-Aignan verra les
orphelins perdus en gaullisme venir à lui ainsi que les adeptes d'une souveraineté sourcilleuse.
Même les farfelus auront leur champion en la personne de Jacques Cheminade,
celui qui compte sans doute sur les aides de campagne de 2012 pour régler ses amendes dues
aux dépassements de frais de celle de 1995 (prochain RV en 2022 pour que le Jacquot paye ses dépassements de 2012) !
Bref, il y en a pour toutes les sensibilités, tous les goûts, toutes
les outrances ou toutes les prudences. Se rabattre sur la 10e carte, biseautée et mitée, sous le fallacieux prétexte de l'absence de choix relèverait de la mauvaise foi !
Seuls celles et ceux qui sont satisfaits
des piètres prestations de Nicolas Sarkozy pourront se rabattre sur ce
formidable candidat. Elles et ils pourront méditer sur un taux de chômage sur
la crête des 10% avec 1 million de personnes de plus sur le sable depuis 2007, un
endettement public massif et creusé (avec les dents qui devaient être mises à
contribution pour aller chercher la croissance, je suppose) de plus de 500 milliards supplémentaires
entre 2007 et 2012, des déficits successifs et abyssaux de notre balance
commerciale : n'en jetons plus, notre cour est pleine de ses insuffisances…
Une petite indication sur ce qui attend les personnes tentées par le Président/candidat : le FMI vient de renouveler sa "préconisation" (en langage FMI cela signifie "ce que l'on obtiendra que vous fassiez, volontairement, contraints ou forcés") de voir diminuer, en 10 ans, de 8 points de PIB la part des dépenses publiques. Ce qui signifie à très court terme, moins de services publics, la privatisation de notre Sécurité Sociale, la fin du système de retraites par répartition et la levée des "entraves" que sont le salaire minimum ou la notion d'indétermination dans la durée des contrats de travail : précarité et paupérisme sont clairement au programme des 5 prochaines années d'un Sarkozy bis ! Et les ultralibéraux de la Commission européenne seront là pour veiller au grain ; les prochains "traités" et autres pactes seront concoctés dans le secret des différents sommets organisés avec toute la solennité exigée mais sans la moindre ratification populaire…
Force est de constater que l'actuel locataire de l'Elysée a abandonné volontairement toute idée de permettre à l'Etat de jouer pleinement ce rôle régulateur ! Faire pleurer Margot ou lui faire peur en jouant sur les faits divers que l'on n'a pas su éviter : voilà la seule réponse politique que donne ce pantin inepte et inapte. La leçon que l'on doit lui infliger en retour : le licenciement sec dès le 22 avril prochain ! Ne prenons pas le risque de voir l'affreux sortir dans les 2 premiers lors de cette consultation : il est suffisamment retors, et entouré de gens qui le sont au moins autant que lui, pour parvenir à ses fins le 6 mai suivant ! Le 22 avril 2012 ne soyez pas dupes : vous avez 9 raisons, plus ou moins bonnes, pour refuser de choisir la dixième option, celle de l'incompétence démontrée !
Une petite indication sur ce qui attend les personnes tentées par le Président/candidat : le FMI vient de renouveler sa "préconisation" (en langage FMI cela signifie "ce que l'on obtiendra que vous fassiez, volontairement, contraints ou forcés") de voir diminuer, en 10 ans, de 8 points de PIB la part des dépenses publiques. Ce qui signifie à très court terme, moins de services publics, la privatisation de notre Sécurité Sociale, la fin du système de retraites par répartition et la levée des "entraves" que sont le salaire minimum ou la notion d'indétermination dans la durée des contrats de travail : précarité et paupérisme sont clairement au programme des 5 prochaines années d'un Sarkozy bis ! Et les ultralibéraux de la Commission européenne seront là pour veiller au grain ; les prochains "traités" et autres pactes seront concoctés dans le secret des différents sommets organisés avec toute la solennité exigée mais sans la moindre ratification populaire…
Force est de constater que l'actuel locataire de l'Elysée a abandonné volontairement toute idée de permettre à l'Etat de jouer pleinement ce rôle régulateur ! Faire pleurer Margot ou lui faire peur en jouant sur les faits divers que l'on n'a pas su éviter : voilà la seule réponse politique que donne ce pantin inepte et inapte. La leçon que l'on doit lui infliger en retour : le licenciement sec dès le 22 avril prochain ! Ne prenons pas le risque de voir l'affreux sortir dans les 2 premiers lors de cette consultation : il est suffisamment retors, et entouré de gens qui le sont au moins autant que lui, pour parvenir à ses fins le 6 mai suivant ! Le 22 avril 2012 ne soyez pas dupes : vous avez 9 raisons, plus ou moins bonnes, pour refuser de choisir la dixième option, celle de l'incompétence démontrée !
La nostalgie du "Grand Soir" met du beaume au coeur.
RépondreSupprimer